LE PATRONAGE

l'ancien patronage de Wamin

C’est le nom que l’on donne à la maison devant laquelle vous vous trouvez.

De taille modeste, elle est construite en brique, et comprenait un logement et une salle de classe. Vous remarquerez la petite statue de la Sainte Vierge qui surplombe une fenêtre.

C’est le 8 mai 1864 que l’abbé Théophile Toursel, curé de Wamin de 1855 à 1866, s’engageait devant la commune à bâtir cette maison, à créer une fondation pour l’entretien de la maison et à rémunérer une institutrice congréganiste.

Le but ? Que les jeunes filles du village deviennent de bonnes chrétiennes et d’excellentes mères de famille. Mais surtout, qu’elles reçoivent un enseignement car l’école n’est devenue obligatoire qu’en 1882. L’abbé était un précurseur !

Le 25 janvier 1866, le curé avait récolté 10 050 Francs pour acheter des rentes sur l’État au nom de la Commune pour le traitement de l’institutrice et l’entretien de la maison.

Monsieur Alfred Lefebvre de Gouy donna un terrain de 4 ares environ.

Cette donation situait le lieu, la superficie, et mentionnait que cette maison ne pouvait avoir d’autre usage qu’une école et que si la commune optait pour un enseignement laïque dans une autre école de filles, s’il y avait impossibilité d’établir une institutrice congrégationniste, elle pourrait louer cette maison « sous réserve de ne pas l’employer à usage de débit de boissons, commerce ou industrie ».

C’est ainsi que des sœurs, Servantes de Marie de Bayonne, vinrent s’installer et enseigner dans le village. D’abord sœur Marie Elfrid qui arriva à Wamin le 11 février 1869, pour un an puis ensuite sœur Marie Anicet. Leur présence fut de courte durée puisque, en 1904 avec les lois sur la laïcité, l’école des filles fut fermée et les religieuses expulsées.

Le bâtiment fut remis à Monsieur Gabriel de Gouy et à sa sœur Cécile, vicomtesse Théodore de Guillebon.

Cette maison est restée la propriété de la famille.