À l’endroit où vous vous trouvez se trouvait le principal café de Wamin. Situé idéalement au centre du village, les waminois s’y rendaient en de nombreuses occasions. Ils venaient, par exemple, s’approvisionner en pain à la boulangerie (pétri sur place ) après avoir fait le plein d’eau potable dans le puits situé au centre de la place (l’eau potable n’a été installée dans les maisons qu’autour des années 70). On venait échanger des nouvelles et on pouvait même téléphoner. On buvait un café ou « une bistouille », un café mêlé d’alcool. Ce lieu était donc un café et aussi un lieu de réception. Souvent, les mariés sortaient de l’église en procession pour s’y rendre directement pour recevoir leurs convives et retrouver les messieurs qui, lors des messes, tenaient leur quartier ! C’était aussi une sorte de supermarché à taille humaine, une grande épicerie. On y trouvait de tout : de la nourriture mais aussi des objets de quincaillerie divers. Le livre de compte reconnaissable à sa la couverture noire (en photo) tenait scrupuleusement le détail des achats qu’il fallait régler comptant ou en fin de mois. Pourtant, un très bon et fidèle client, d’après la liste des très nombreux achats qu’il effectuait fréquemment, pouvait ne payer qu’une fois par an ! La reproduction d’une seule page de son compte concernant les mois de juillet, août et septembre 1909 vous donne un aperçu de tout ce que l’on pouvait acheter. Une liste à la Prévert : boutons de gilet, tarte, 1 litre de genièvre, bas, savon, cire, huile mais aussi réparation de bottines ou brodequins…Notez la qualité de l’écriture !



